Patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine civil

  • L’hôtel de ville (xixe siècle) a malheureusement perdu le dôme en ardoises qui surmontait l’horloge de sa façade. Il est très représentatif, par la richesse de sa façade, de l’essor économique de ce gros village dans la seconde moitié du siècle.
  • La tour de l’horloge du xixe siècle, coiffée d’une toiture à quatre pans en tuiles vernissées, comporte une cloche du xviie siècle classée Monument Historique. Cette tour surmonte l’ancienne porte médiévale de Saint-Gilles.
  • Sur la place centrale, juxtaposée à l’église et à la tour de l’horloge, on remarque une très élégante fontaine en fonte de fer particulièrement ouvragée datant du début du xxe siècle.
  • Les anciennes halles.
  • Les caves viticolescoopératives ou privées. On peut y découvrir des vins fins, vinifiés de manière traditionnelle. Le Musée de la vigne et des outils se trouve lui au Château Boissy d’Anglas, à Gallician. Sans oublier de mentionner nombre de maisons « mas » bourgeoises typiques de l’essor de la vigne sous le Second Empire.
  • Les Arènes Louis Valentin (1898) : elle furent édifiées au pied de la colline du Castellas.

Patrimoine religieux

Grand temple.

  • L’église paroissiale de la ville, Notre-Dame de l’Assomption. Entièrement reconstruite à la fin du xviie siècle, à la suite des guerres de Religion durant lesquelles Vauvert vit bon nombre de ses beaux bâtiments disparaître, d’une architecture particulièrement sobre, elle possède un modeste clocher mur sur le pignon de sa façade. Elle renferme les fonds baptismaux sur lesquels fut baptisé le marquis de Montcalm. Sa sépulture est au Québec dans le Mausolée Montcalm dans le cimetière de l’Hôpital général de Québec à Notre Dame des Anges. On peut y voir aussi un vitrail montrant Louis IX en train de prier devant la statue de Notre-Dame, rappelant le passage de Louis IX à Vauvert.
  • Le Grand temple : il fut élevé par l’architecte départemental Charles-Etienne Durand après l’autorisation du ministre de l’Intérieur en 1795 qui concède aux protestants une partie du bâtiment dit des « casernes » pour la construction d’un temple. Le projet est lancé en 1810 et terminé en 1817. Le bâtiment est situé dans un îlot dégagé, orienté vers la rue principale. À la fin du xixe siècle, les halles ont été accolées à l’arrière et les constructions encadrant le portique ont densifié cet îlot qui se retrouve alors en plein bourg. Il a été inscrit aux Monuments Historiques en 2012. Charles-Étienne Durand a conçu un nouveau type architectural, dont il met au point les grands principes dans le projet d’une église paroissiale entre 1787 et 1791 et présentés à l’An II aux Concours de la Convention. Ces principes sont inspirés de l’Antiquité : un plan entièrement circulaire, un perron d’entrée monumental constitué de quatre colonnes ioniques et d’un fronton dans une symétrie parfaite. D’ailleurs, le temple de Vauvert est le seul temple de Durand possédant des colonnes ioniques et non des colonnes doriques. Parmi les projets de temples que Charles-Étienne Durand réalisent à partir de 1807, plusieurs respectent parfaitement ce modèle dont les temples de Vauvert et de Beauvoisin. Le modèle du temple vauverdois a inspiré l’architecte suisse Melchior Berri, qui a réalisé plusieurs temples dans la ville de Bâle, dont on a retrouvé des esquisses qui s’apparentent aux temples de Vauvert et Beauvoisin38. L’architecte doit faire face à l’épineux problème des clochers. En 1817, en pleine construction du temple, le Consistoire demande d’élever un clocher aux frais des fidèles protestants dont l’entrepreneur Nolhac, principal mécène de ce projet. L’architecte Durand réagit vivement dans un courrier au préfet pour s’opposer au projet du clocher au-dessus du fronton pour des raisons esthétiques, préférant voir ce clocher sur le mur de derrière du temple. Le clocher sera construit comme il le préconise39.
  • Le Petit temple (1869).
  • La chapelle et le château de Montcalm. La chapelle est la propriété d’une association diocésaine (inscription MH par arrêté du 31 juillet 2000). C’est une très belle chapelle fin 19e de style éclectique à tendance « romano provençale », de plan centré, avec coupole à la croisée du transept surmontée d’un gracieux clocher à pans coupés. Son décor intérieur est très sobre hormis les chapiteaux des colonnes et des vitraux signés du grand maître verrier parisien Édouard Didron (1886), illustrant la vie de Saint Lazare. Elle est due à Henri Revoil ou Auguste Véran et fut commandée par l’ancien châtelain du tout proche hameau de Montcalm. Elle est logiquement située non loin des ruines très pittoresques du château néo-renaissance du xixe siècle édifié dans les années 1880 par le célèbre industriel marseillais Louis Prat (1845-1932) à l’origine du fameux Noilly Prat. Le château est situé au sein de l’ancien riche domaine viticole des sables de Montcalm en Petite Camargue, comprenant de vastes chais, des maisons ordonnées autour de cours pavées pour les ouvriers, des écuries, un château d’eau et la chapelle évoquée dans le paragraphe précédent ; le tout au niveau du carrefour des routes menant vers Aigues-MortesGallicianSylvéréal et Arles. Au décès de Louis Prat en 1932, le château de Montcalm parait représenter une trop lourde charge pour les héritiers qui finissent par déposer les toitures… Débute alors une longue période de dégradation à laquelle aucun des propriétaires successifs à ce jour n’a pu hélas mettre un terme.
  • Ancienne abbaye de Sylveréal.

Patrimoine environnemental

Compétences

Posté le

31 mars 2021

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